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In Touch with R&C 201826

A ux États-Unis, l environnement

des projets est très particulier.

Lorsqu ils exécutent un

contrat EPC (Engineering Procurement

Construction), les contractants américains

ne font pas appel à des entreprises sous-

traitantes, contrairement à ce qui se fait

ailleurs dans le monde, mais embauchent

en direct des ouvriers et des superviseurs,

pour la durée du projet. On se retrouve

donc avec des gens qui arrivent du

marché, qui ne se connaissent pas, n ont

pas l habitude de travailler ensemble, et

n ont pas de références communes ni de

culture d entreprise. C est un vrai défi. À

Port Arthur, nous développons une unité

de taille mondiale sur un site intégré en

production, en partenariat avec Nova, un

chimiste canadien et Borealis, une entreprise

de chimie autrichienne. La zone de

construction est étroite, le projet englobe un

volume important d activités en hauteur et

en espaces confinés et, au pic du chantier, il y

aura 1 500 personnes par jour sur le site. Une

partie du projet sera par ailleurs réalisée en

construction modulaire, aux Émirats arabes

unis. Il est donc crucial que tout le monde

partage bien la même compréhension des

objectifs et des enjeux. Dans cette optique,

nous avons notamment développé un

programme de rencontres hebdomadaires

et de forums mensuels avec les superviseurs

et les ouvriers, pour échanger, faire le point

sur l évolution du projet, le programme de

construction et les risques associés

Ce que mon expérience m a appris ? Gérer

la diversité, c est d abord être ouvert à la

différence. Sur tous les sujets, les visions

et les sensibilités différentes doivent être

identifiées, comprises, discutées, travaillées

et exploitées. C est ce qui au final permet

de s aligner et c est applicable sur tous les

projets. »

Marc Delaunay 

Directeur du projet craqueur d éthane, Port Arthur (USA)

J ai rejoint le Groupe en 2003. En 2008, après avoir travaillé

pendant 5 ans en tant qu assistante opératrice postée, je suis

devenue la première femme opératrice. J étais alors la seule

femme dans une équipe de 38 personnes. Aujourd hui, il y a 11 femmes

postées. Lors de ma toute première expérience professionnelle, avant de

rejoindre Total, je travaillais dans un environnement très féminin. Imaginez le

contraste lorsque j ai commencé à travailler à la raffinerie !

Au début, j ai dû surmonter certains préjugés. Travailler sur le terrain requiert

d ouvrir et de fermer des vannes et ma force physique, en tant que femme,

a suscité des doutes. Mais au bout d un moment, ces doutes sont devenus

moins fréquents : lorsque chacun fait ce qu il a à faire, les différences

s effacent. Et puis dans toute équipe, il y a toujours des personnes avec

lesquelles vous vous entendez bien et d autres avec lesquelles vous avez

moins d affinités, sans qu il y ait aucun rapport avec leur genre. »

Britt Andries 

Coordinatrice Autorisations de Travail Informatisées, département HSSEI,

Anvers (Belgique)

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